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rocknrollattitude
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06.01.2006
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11.11.2009

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Texte sur le Rock'n'Roll

Texte sur le Rock'n'Roll

Publié le 13/09/2007 à 12:00 par rocky
Le Rock'n'Roll pas plus que le Blues ne sont des musiques "du diable-
incitant à la violence". Ça, c'est le mensonge du journaliste à la
recherche du scoop de mauvais goût, du drame sensationnel, qui voit
les choses à travers le filtre de sa propre veulerie, traquant
partout la "face cachée" du mal qui s'est emparé de lui et en fait
un instrument, en l'habitant de cette forme de sadisme, de la même
manière que le raciste dans son univers sclérosé juge tout ce qui
lui semble étranger. Aucun négoce, contrat, aucune réforme
n'est "possible" face à un tel dysfonctionnement ayant étendu
partout ses ravages.Sur Terre à l'heure actuelle, nulle situation,
évènement même restreint au cercle famillial, n'est à l'abri de la
psychopathie que distille la pourriture de ce que Krishnamurti
appelait le " vieux cerveau". Le lâcher-prise est l'unique solution.
Cela arrive tout seul quand l'intelligence de la Vie fait son
oeuvre, lorsqu'elle ne rencontre plus d'obstacles à son émanence,
mais ça se complique quand l'individu ou l'esprit individuel
s'interpose, prend parti, s'accroche, revendique, se laisse
entraîner à la violence, sous quelque forme que ce soit. Mais la non-
dualité fait appel à une maturité. Nous devons tout d'abord nous
connaître dans la présence d'être que nous sommes. C'est là un point
essentiel. Mourir à nous-même c'est à dire à tout ce que nous ne
sommes pas, à ces saletés d' identifications fragmentarisantes, ces
revendications d'appartenances qui excluent. Nous devons faire face
à nos peurs, faire table rase de tout ce fardeau de mémoire,
la "vieillerie hominienne" pensante, démagogique, qui voudrait se
prolonger indéfiniment et cherche des complices. Nul chemin à
parcourir pour être ce que je suis, fondamentalement, libre de toute
expérience, de toute mémoire, de toute illusion de devenir, libre de
la pensée et de son contenu, seulement présence-conscience
silencieuse, cette aptitude oubliée en chacun de nous, enfouie sous
les décombres de tout ce qui voulait prétendre à l'existence. Là il
n'est plus question de races, de couleurs de peau, d'histoire (en
minuscule ou en majuscule) et même de culture ou de comparaisons. Il
n'y a personne pour évaluer, sélectionner, choisir, émettre des
opinions ; c'est la Rencontre avec l'harmonie. La nature ne cesse de
nous rappeler cette réalité sous-jacente. Lorsque le regard laisse
tomber toute idée de saisie (toujours sous-tendue par cette idée de
séparation), lorsqu'il n'est plus tendu, défensif, et qu'il se
retourne vers la conscience qui perçoit, le véritable "chez soi" de
chacun d'entre nous, l'unité se révèle comme unique réalité,
ramenant automatiquement à la joie que vous êtes. Cela n'appartient
à personne, à aucune "organisation" . C' est inobjectivable et n'a
besoin d'aucun agencement de promotion. C'est antérieur à la pensée
d'être, et non localisable. Dans la dimension de la Joie, n'existe
aucune lubie d'entité fragmentaire, aucun nom ni label à faire
valoir, et du même coup aucune dépendance. On se tient à distance
des impulsions portant à rejeter ou à agripper. Le champ s'élargit,
s'épanouit. Il n'y a que la Vie. Cette découverte fondamentale ne
peut être rencontrée qu'en nous-même, habitée sciemment, dans sa
réalité sensible la plus immanente ; elle est sans désir, sans
souffrance ; elle est déjà comblée. Tout ce qui s'amorce en
tentative de surimposition est immédiatement perçu comme résidu de
la vieille psychopathie, et on ne va plus entrer dedans; on le
laisse mourir, disparaître définitivement. Des peuples "primitifs"
ont habité cette conscience pérenne, et nous ont légué génétiquement
cet héritage universel, que chacun par intuition a la possibilité de
découvrir en lui-même: être réellement présence, écoute, attention.
Nous n'appartenons pas à ces structures de l'Histoire qui ont divisé
le genre humain et causé tant de massacres. Si nous vivons encore
dans les enregistrements, avec tout ce show-bizness qui excite le
cerveau et nous éloigne de notre humanité présente, c'est que
l'ouverture que nous sommes est encore voilée. Nous nous prenons
encore pour je ne sais quoi, prenant les devants, croyant piloter,
jusqu'au moment où nous serons confrontés à nous-même, sur le point
de quitter ce monde. Nous serons ramené sans ménagement à cet
instant que nous avons toujours fui. Nous sommes tellement frustrés
de cette Rencontre hors du temps et de l'espace qui commence par
nous-même, que nous sombrons dans le fanatisme le plus aveugle dès
que quelque chose de stimulant vient nous réveiller de notre
torpeur. Nous accaparons en fait tout ce que nous sommes destiné à
restituer sans nous apercevoir de ce manège qui nous laisse croire
que nous puissions tenir quelque chose entre nos mains. Au plus près
de nous-même, la conscience qui perçoit attend notre reconnaissance.
La lumière est sans coulisse. Il n'y a aucune issue. Lorsque l'on
voit que tout est donné, et que le seul "langage" est l'amour, on ne
peut que rendre grâce.

Ni les cantiques du Dr.WATTS (1730), pas plus que les " Camp
Meetings "du début
du 18ème siècle) où prière et chants religieux enseignés de manière
ininterrompue, ni les sermons
des Révérends J.M.GATES et A.W.NIX au début du 19ème siècle (Okeh
Records.), malgré leur popularité,
ne nous convaincront que les esclaves se sont convertis "en leur âme
et conscience" à la religion des Blancs.
Conditionnés par les fondamentalistes, les pentecôtistes ou les
baptistes, les Noirs afro-américains durent
subir le " lavage de cerveau " des missionnaires blancs. Ceux qui
avaient une belle voix, qui savaient
éventuellement jouer d'un instrument pouvaient faire leur chemin
dans la vie "religieuse" quoique leur véritable "être religieux" se
soit toujours tenu "dans le Blues...qui vient du coeur" comme le
soulignait à juste propos Muddy WATERS. Comment le concept d' un
christianisme de culture hybride, qui montre (comme le fait
remarquer Julio FINN dans "The Bluesman".New York.1986/91) avec "La
Cène" de Léonard de Vinci : "un groupe de villageois suisses ", ou
les fresques de la Chapelle Sixtine de Michel-Ange, ces scènes
bibliques représentant des Européens, auraient-elles pu être
digérées par les descendants des Yorubas ?... "Nulle trace de
physionomie judéenne sur ces images ; au contraire: cheveux blonds,
yeux bleus, visages roses.. .
Comme si, conclue FINN, le Chritianisme avait été à travers
l'histoire, un club réservé aux Blancs ! ".
En 1942, le Golden Gate Quartet chanta: "No Segregation In Heaven" ;
La violence des cris rauques
de Blind Willie JOHNSON (1927-29), joueur de "bottleneck" , semble
dirigée vers les conditionnements
infligés en ce bas-monde, vision singulière d'un Dieu plus immanent
que transcendant. Il fut arrêté pour
incitation à l'émeute. La version de "When The Saints Go Marchin'
In" de Mahalia JACKSON,
enregistrée en novembre 1954 avec The Falls-Jones Ensemble a des
accents manifestement
jump/rock. C'est aussi par ce type de "spirituals" diffusés à la
radio que les jeunes Européens
ont pu s'éveiller à la grandeur de la musique Noire. Le Révérend
KELSEY en1954 prêchait
en se démenant et en hurlant à la manière de Little RICHARD.
Rappelons que la "Terre Promise"
chantée dans les Spirituals s'accommodait, pour les Noirs-
américains, comme dans
bon nombre de blues, une signification "à double-entendre" .
Les Pianistes de Boogie-Woogie qui ont eu une influence certaine
dans le Jump puis
le ROCK'N'ROLL, il faut aller les chercher dès les années 20, avec
Jimmy BLYTHE,
Clarence Pinetop SMITH, puis Walter ROLAND, Hersal THOMAS, ensuite:
Jimmy YANCEY,
Big MACEO, et Pete JOHNSON, Albert AMMONS, Meade Lux LEWIS, Sammy
PRICE,
Roosevelt SYKES, etc... qui vont mettre leurs boogies au service du
Jump et du
Rhythm and Blues. Ceux d'entre eux qui aidèrent plus manifestement
encore au
développement du Rhythm And Blues (genre populaire afro-américain
décrié en son
temps par les adeptes du jazz qui le considéraient comme du "sous-
jazz"!...) furent :
Charles BROWN, Jay Mc SHANN, Count BASIE, Pete JOHNSON, Meade Lux
LEWIS,
Lloyd GLENN, Avery PARRISH, Albert AMMONS et au féminin: Cleo BROWN,
Julia LEE,
Camille HOWARD, Nellie LUTCHER, Mary Lou WILLIAMS, Hazel SCOTT,
Hadda BROOKS...
et parmi les Saxophonistes: Louis JORDAN évidemment, Ben WEBSTER,
Eddie VINSON,
Illinois JACQUET, Arnett COBB, Buddy FLOYD, Lester YOUNG, puis Gene
AMMONS,
Lynn HOPE, Big Jay McNEELY et tous les "Honkers" qui se vouèrent à
ce Rhythm
and Blues plutôt que de suivre l'école Bebop de Charlie Parker, et
qui trouvèrent essor
aux touts débuts du Rock'n'Roll : Big Al SEARS, Red PRYSOCK, etc.

Ainsi, le Jump-Blues représente l'une des expressions les plus
radieuses,
généreuses et explosives de ce "Rhythm And Blues" qui allie le Blues
ancien
et l'Art orchestral des grands compositeurs Noirs, leaders de Big
Bands.
Cette apogée qui se manifestera entre 1940 et 1950 servira de
tremplin
au ROCK'N'ROLL.
Dans les grandes cités industrielles du Nord ou les ports de la Côte
Ouest
où la communauté Afro-américaine émigra massivement, une vie
nouvelle
s'entrevoyait, promettant l'accès à des conditions de vie plus
décentes,
voire à la consommation, l'habillement, l'automobile, les sorties...
La musique
se trouvait dès lors médiatisée (émissions de radio en nombre
croissant, juke-boxes.. .)
et électrifiée, et les spectacles musicaux prirent un essor sans
précédent.
Le rythme prédomina, marqué par shuffles et boogies dansés
frénétiquement,
donnant lieu à des interventions solistiques spectaculaires,
éxubérantes,
invitant le public à bouger, à participer.
C'est ainsi qu'entre 1945 et 1950, chez les Noirs d'Amérique du
Nord :
LE ROCK'N'ROLL EST DEJA LA !.
Lorsque le jeune Elvis Presley fréquente les musiciens noirs de
Beale Street
à Memphis (tels que Billy The Kid EMERSON, Junior PARKER, Howlin'
WOLF,
B.B.KING, etc...) une corde est encore tendue au milieu de la salle
pour séparer
blancs et noirs. Malgré l'affluence croissante de groupe de jeunes
blancs, cette attirance
pour la musique Noire dite : "des bas-fonds", très mal perçue par
les autorités locales,
va faire tache d'huile dans le monde entier.
L'investigation passionnée dans ce Jump-Blues des années 40 permet
de découvrir
la véritable source, méconnue, du ROCK'N'ROLL - musiciens aux
inventions parfois
très personnelles, largement sous-estimés, musiciens souvent morts
dans la misère.
Ajoutons pour terminer que la majorité des "autorités en la matière"
qui se sont
frayés un chemin dans l'univers médiatique écrivant des livres sur le
ROCK'N'ROLL,
ou artistes citant leurs sources, ne font que prolonger cet
obscurantisme.
Les véritables amateurs, musicologues, "ceux qui savent" et se
lamentent sur
les bétises que l'on continue officiellement de proférer sur cette
musique, on ne
leur a JAMAIS donné l'occasion de s'exprimer, sans doute parce que
cette musique
continue de "déranger" à plusieurs niveaux.
Saluons l'Art musical Afro-américain, créateur comme le dit si bien
Johnny OTIS :
"de l'unique genre populaire réellement NOUVEAU depuis Beethoven".
J.Cavallo

Le "Jump-Blues" est un corpus de création musicale Afro-Américain à
part entière,
né au sein des Big Bands, à mi-chemin entre Swing-Jazz et Rhythm And
Blues (années 30-40), influencé par le Boogie-Woogie des pianistes. Il est
marqué par
le développement du saxophone et de la guitare électrique, en solos.
On y découvre des guitaristes pionniers de la guitare électrique
naissante, qui transposent
en jeu note-à-note les phrasés des cuivres (saxophones,
trompettes.. .), dans le style inauguré par Charlie CHRISTIAN.
Ces guitaristes émergent ainsi de derrière les pupitres de
l'orchestre (où ils étaient jusqu'alors voués à un jeu constitué d'accords rythmiques),
et acquièrent ainsi un rôle dominant.
On peut citer parmi les plus représentatifs de ces Big Bands qui
s'orientent vers
le Rhythm and Blues, ceux de Duke ELLINGTON, Count BASIE,
Jimmy LUNCEFORD, Cootie WILLIAMS, Lucky MILLINDER, Fletcher
HENDERSON,
Ernie FIELDS, Jay Mc SHANN, Les HITE, Alphonso TRENT, Lionel
HAMPTON,
Jack Mc VEA,Tiny BRADSHAW, Buddy JOHNSON...
Cependant, le Swing-Jazz autour des années 40 présente cette très
singulière
situation : les Blancs avaient récupérés depuis longtemps cette
musique aux Noirs
qui en furent les créateurs. En effet, dès 1920, le "Roi du Jazz":
un certain
Paul Whiteman, était un Blanc ; de sorte qu'en 1940, AUCUN MUSICIEN
NOIR ne
figurait au palmarès des concours organisés par les principales
revues de Jazz.
Les orchestres blancs réputés dans le monde entier florissaient,
reprenant à
leur compte les inventions musicales et scéniques nées chez les
Noirs tandis
que la scène musicale vivante de ceux-ci était ségréguée sous
l'étiquette "race"
et largement dédaignée du public Blanc .
Le mot "Jazz" lui-même créé par les Blancs, dans une éthique de
dynamisme festif
estudiantin détenait une connotation infâmante que les créateurs
noirs méprisaient.
Le Jump-Blues de la fin des années 40 se caractérisa sous les noms
d'artistes
tels que Louis JORDAN, Wynonie HARRIS, Amos MILBURN, Big Joe TURNER,
T.Bone WALKER, Pee Wee CRAYTON, Roy BROWN, Roy MILTON, les THREE
BLAZERS des Frères Oscar et Johnny MOORE, les BLUES BLASTERS de
Jimmy
McCRACKLIN, le BIG THREE TRIO de Baby Doo CASTON, Gene PHILLIPS
et Lloyd GLENN, Tiny GRIMES et ses ROCKING HIGHLANDERS, Harry
"Fats" CRAFTON, Cecil GANT, Johnny OTIS, le seul Blanc de l'histoire
(mais qui déclara: "si la société nous imposait d'être blanc ou
noir, je choisirais
sans hésiter d'être noir !"). Grand admirateur de ces Big Bands,
depuis son
adolescence vécue dans le ghetto noir, et musicien lui-même, il est
le premier
à dénoncer que Duke Ellington, Count Basie et bien d'autres,
détestaient profondément ce mot : "Jazz" inventé par les Blancs,
ségrégationnistes
en majorité, et qui pour outrepasser leur licence,"singeaient " les
Noirs.
La société médiatique blanche profitait de la précarité du Noir pour
le montrer
sous des aspects ridicules tout en lui volant sa musique. La soi-
disante incapacité
du Noir à se conduire "normalement" était prétexte à odieux
amusements.
Malgré les lois d'abolition de l'esclavage, on attribuait une
certaine "puérilité"
à l'Afro-Américain , vivant dans un univers communautaire souvent
proche du
lumpen-prolétariat, en ironisant sur son sort. Admis devant un
auditoire blanc,
a musique était censurée et on lui demandait de faire le clown.
Reste ainsi en mémoire le
contexte d'abjecte condescendance dans lequel furent présentés au
public blanc
des Bluesmen tels que Leadbelly, Big Bill Broonzy, Josh White, ou
Lonnie Johnson,
qui perdirent une grande part de leur authenticité pour satisfaire
aux critères
et aux convenances institués par la bougeoisie blanche de ces
régisseurs amateurs
de "folklore américain" teinté de ballades irlandaises, berceuses de
l'antique Albion,
gospels sages, jazz de salon et musique cow-boy typiquement yankee,
et qui
se flattèrent de l'exemple de Gershwin s'inscrivant dans le
répertoire Classique
de la vieille Europe.
LeRoi JONES, auteur de "Blues People" (1963) montra bien que "la
doctrine de
l'intégration progressive dans une société soutenue par des
sociologues et
fondée sur l'idée qu'il suffisait de remplir les conditions de
mérite exigées par
cette société perd toute sa valeur dès lors que la séparation
persiste alors que les
conditions ont été remplies" et que "comprendre qu'on est noir dans
une société
où c'est une tare, c'est une chose; mais comprendre que ce n'est pas
vous qui
êtes en faute, mais CETTE SOCIETE, et qu'elle est profondément
déformée par
cette faute, voilà qui vous sépare encore plus !".
Cette image faussée, tant aux USA qu'à travers le monde entier, du
véritable Patrimoine Musical Noirde la culture américaine allait fort
heureusement s'atténuer
lorsque les jeunes amateurs blancs de vrai Hot Jazz, de Rhythm And
Blues, de Blues et enfin du ROCK AND ROLL qui en découle, se firent de plus
enplus nombreux. Ceux-ci adoptèrent cette musique qui coïncidait si
bien avec leur propre révolte contre un monde d'adultes dont les lois répressives,
les préjugés, et la "soupe"musicale les écoeurait.
Le Jump-Blues fut bien le ferment initial de ce qui allait se faire
connaître dans
l'univers blanc des années 50 sous le nom de : ROCK AND ROLL.
On peut en effet y retrouver aisément, bien avant l'arrivée d'Elvis
Presley et
même de Bill Haley, tous les ingrédients et leitmotivs du
ROCK'N'ROLL,
y compris les exhibitions scéniques, chez nombres de musiciens de
Jump-Blues.
On cite souvent le fameux "Rocket 88" d'Ike Turner & Jackie
Brenston, de 1951
comme étant "le premier rock'n'roll" ; c'est bien sûr une gageure
monumentale
puisqu'il existe des centaines de rock'n'rolls noirs en tous points
comparables
gravés depuis des années par ces musiciens que la "bonne société
Blanche" se refuse à
entendre. "Musique de nègres !".
Sur le plan social, il est important de noter qu'à la fin des années
40, la situation
des Noirs ne s' était pas améliorée au point de rivaliser avec celle
des Blancs.
Des familles entières s' entassaient encore dans de minuscules
appartements
de dernière catégorie, dans des hôtels meublés ou des ghettos
boueux.
Le travail dans les manufactures, les usines et les docks était
éreintant
et les musiciens, ouvriers dans la journée et artistes le soir
demeuraient sous-payés
alors que, comme nous l'avons signalé, certains Blancs avaient fait
fortune dans le Jazz.

UNE VERITE A FAIRE PARTAGER CE TEXTE D UN FAN DE ROCK N ROLL
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:: Les commentaires des internautes ::

Gene. le 15/09/2007
Je n'ai rien à ajouter, et c'est malheureusement la vérité triste.
J'espère Rocky,que
le Rock And Roll, à encore des belles années devant lui.En tout cas je le lui
souhaite.
Merci, pour ton passage
chez moi.
Bizrock.

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Anonyme le 03/10/2009
dsl pour le copier-coller que j'ai fait avec ton texte lool